Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 11:00

>>  Depuis ce trailer datant de l'été 2009, on attend toujours une hypothétique date de sortie pour le dernier Werner Herzog (My Son, My Son, What Have Ye Done, dont le producteur exécutif est tout bonnement David Lynch). Vu la forme étincelante du monsieur (cf Bad Lieutenant), c'est bien dommage. Vu la façon dont certains de ses derniers films (cf Rescue Dawn, sans même parler de ses documentaires) ont été distribués, ce n'est hélas pas bien surprenant.

 

 
 
Par Kilgore - Publié dans : Intempestif - Communauté : Cinéma
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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 18:00

>> Toujours du bon mashup...

 

 
 
Par Kilgore - Publié dans : Florilège - Communauté : Cinéma
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Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 14:11

>> Toujours Harry Hanrahan, toujours sur Pajiba, toujours aussi réussi : ça tombe bien, il est question de gimmick.

 

   

0’00 - The Firm, The Matrix, Revolver, Hollow Man, Dreamcatcher, The Fifth Element, Pushing Tin, National Treasure, The Matrix Reloaded

 

0’30 - Rear Window, Band of Brothers, Back to the Future Part II, Enemy of the State, Die Hard: With a Vengeance, Star Trek: Wrath of Khan, Black Rain, Armageddon

 

1m - Lord of the Rings: Two Towers, Sphere, The Perfect Storm, Arachnophobia, Free Willy, Honey I Shrunk The Kids, The X-Files, Ultimate Avengers, Sphere, Antz, Rambo III, Lost In Space, Deep Impact, Alien, War of the Worlds

 

1’30 - Blue Velvet, A Simple Plan, Apocalypse Now, The Incredible Hulk, Flags of Our Fathers, South Park, Kiss Kiss Bang Bang, Bourne Ultimatum, Bad Boys II, G.I. Joe: Rise of Cobra, Airplane!

 

2m - King Kong, Spirited Away, Indiana Jones and the Last Crusade, Mad Max, The Mexican, The Manchurian Candidate, Lethal Weapon, The Birds, Lethal Weapon 3, Cliffhanger, Reign of Fire, Cube 2: Hypercube, The Man with the Golden Gun, Pandorum, Crimson Tide

 

2’30 - Sky Captain and the World of Tomorrow, Grosse Pointe Blank, The Taking of Pelham 123, X-Men: The Last Stand, Aqua Teen Hunger Force, Saw II, Sunshine, Eraser, 24, The Fast and the Furious, Bourne Supremacy, Enemy of the State, Ocean’s Twelve, Mou gaan dou (Infernal affairs), Tomorrow Never Dies, Armageddon

 

3m - Shark Attack 3: Megalodon, Finding Nemo, South Park, Independence Day, Aliens, Do The Right Thing, Black Hawk Down, Die Hard: With a Vengeance, Tomorrow Never Dies, Avatar, The Dirty Dozen

 

3’30 - Band of Brothers x2, Dreamcatcher, Rescue Dawn, Pearl Harbor, The Day the Earth Stood Still, Top Gun x2, Air Force One, Independence Day, Leon

 

4m - Die Hard: With a Vengeance, Dune, Cliffhanger

 

 

Par Kilgore - Publié dans : Florilège
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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 16:00

>> Captifs, de Yann Gozlan, sortie le 6 octobre [6/10] :

 

Prélude…

s’il est quelque chose qui lasse plus vite encore que l’incroyable propension des critiques à encenser des films quelconques au prétexte qu’ils sont français (moins pour rendre service aux copains que pour se rendre service, en réalité), c’est une certaine tendance, inverse, populaire et ignare,  à débiner systématiquement le cinéma français parce qu’il est français, par principe, et sa variante « savante » (à supposer que les critiques le soient), qui consiste à le défoncer lorsqu’il se frotte à certains "films de genre",  particulièrement lorsque le genre en question n’a jamais (malgré quelques brillants contre-exemples) réussi à prendre complètement en France, ou plutôt que les USA ou l’Asie semblent avoir fait main basse sur le créneau depuis un moment (là-aussi, les contre-exemples existent, j'en suis conscient, hein). L’an passé, la tentative zombiesque semi-échouée de Dahan et Rocher avec La Horde avait rencontré ce genre de mépris de la part de quelques-uns, et par conséquent gagné mon estime.

 

On souhaite qu’il n’en soit pas de même avec le plus abouti-mais-c'est-pas-encore-pas-tout-à-fait-ça Captifs, survival réaliste et assez heureusement minimaliste, qui évolue sur le fil pendant un moment, entre tension au couteau et imperfections préjudiciables, pour sur la fin retomber un peu du mauvais côté de la tartine (ce qui n'est pas évident à se représenter comme image, je vous l'accorde : un film qui évolue sur un fil avant de se transformer en tartine qui retombe un peu côté confiture mais pas complètement... ceci dit on notera que j'ai pensé au couteau pour étaler. Bref, c'est ça d'enfiler des clichés langagiers).

Sincèrement, je rends hommage au réalisateur et à la prod’ qui a offert à ce jeune cinéaste de se lancer dans l’entreprise, parce qu’il était dès le départ évident qu’ils s’exposent à se faire tailler par les autres narquois. Harry Cleven (belge... donc on va dire qu'il sera bientôt français), dont le pourtant magnétique Trouble (remarquable thriller de 2003 lorgnant vers le fantastique) avait fini dans la cuvette de certains critiques, s’en souvient encore - et moi aussi, puisque ça m'est revenu, là.

 

Captifs, donc…

…c’est un pitch ultra-efficace, paraît-il inspiré de faits réels (pas parvenu à savoir ce que recouvrait  exactement cette qualification, mais c’est effectivement plausible), et une économie de moyens habile et appréciable  (conséquence directe du budget, diront certains, mais l'option esthétique est patente) ; intrigue qu’on ne déflore pas vraiment (c’est presque explicite dans la BA, mais bon je préviens quand même qu’il y a risque de spoilers juste après cette parenthèse) en vous indiquant que les humanitaires captifs en question sont encagés par des trafiquants d’organes vaguement serbes et très précisément indifférents à la convention de Genève.

Du point de vue de la tension, la première heure du film est excellemment réussie, angoissante, lugubre, assez atroce même, et le processus d’identification tourne à plein régime, servi par des mouvements de caméra ou des effets sonores « subjectifs » un peu appuyés, mais efficaces (gros travail sur le son, la focalisation interne). Alors certes, la direction d’acteurs n’est déjà pas irréprochable, certains dialogues sonnent moins justes que d'autres (la réalité sonne-t-elle toujours juste ?), cependant le cocktail déglingos yougos en cagoules d’épouvantail + cages à lapins + chirurgien à face de carême + chiens méchants + trauma infantile + perspective de finir en banque d’organes au prochain coup de fil, rien à redire, ça vous mettrait sous tension un bonze planant sous LSD, avec en sus une réal’ qui joue adroitement des cadrages et du décor pour dissimuler/montrer, et distiller une peur primale. La fin fait mal, il faut bien l’avouer, de même souvent (mais pas toujours) que les efforts de caractérisation des personnages ou de mise en scène de la résilience/rédemption de la zolie héroïne en débardeur (Zoé Félix, qui le porte divinement bien), et l’on se dit qu’en évitant ou révisant plus profondément quelques poncifs et figures imposées (promenons nous dans les bois/champs de blé, pendant que le loup y est), avec cette qualité de facture, cette violence sale et dérangeante, on eut pu obtenir mieux, une  petite référence, comme Nid de Guêpes ou éventuellement Haute Tension ont su le devenir dans leurs genres (Yann Gozlan est peut-être un type à suivre, il a fait de bons choix, et c’est son premier long - encore du chemin jusqu’à rejoindre maître Polanski, qu'il cite en exemple, mais il y a pire comme modèle -, cependant on salive à l’idée de ce qu’un Aja ou un Emilio-Siri auraient fait de cette histoire). Ce ne sera sans doute pas le cas, même si certaines scènes sont absolument irréprochables, et même marquantes (Ah, Marica...). Toutefois pour l’équipe de Sombrero films, qui s’applique à fonder une collection de films de genre (pour l’instant Mutants et Vertige), c’est un pas significatif vers le début du commencement des prémices de l’accomplissement de leur ambition.

Honneur soit donc rendu à ceux qui se sont lancés dans l’aventure, sachant à quel point cela peut se révéler casse-gueule niveau entrées. 6/10, il s'en trouvera pour dire que c'est généreux, mais il faut savoir se montrer généreux avec ceux qui ont été ingénieusement économes.

 

 
 
Par Kilgore - Publié dans : Preview - Communauté : Cinéma
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Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 12:30

>> On trouve dans Les Années Laser de ce mois-ci une interview assez gênante de la réalisatrice de La Rafle, où cette dernière ne donne pas franchement dans la mesure. On peut à la rigueur comprendre ce genre de point de vue (comme on peut comprendre que certains vétérans refusent à jamais de pardonner aux Allemands), moins la façon péremptoire et vengeresse dont il est exprimé.

 

Je cite :

 

Rose Bosch, interrogée sur la question du sentimentalisme : « Je me méfie de toute personne qui ne pleure pas en voyant le film. Il lui manque un gène : celui de la compassion ».

 

Relance du journaliste : « Vous exagérez, là. Ce n’est pas parce qu’on ne pleure pas devant La Rafle qu’on est un monstre ou un mutant ! »

 

R.B. : « En tout cas, c’est ce que je pense. Je n’ai pas eu besoin d’ajouter de la tragédie à la tragédie. J’ai moi-même vu de près les conséquences horribles de conflits, en Asie ou ailleurs, et je sais que dans ces moments-là, le sublime le dispute à l’horrible. Je sais aussi que partout, toujours, les enfants traversent tout ça soit en jouant à la guerre, soit en appelant leurs mères. Je n’allais quand même pas priver le public de ces émotions fortes et justes ! On pleure pendant La Rafle parce que… on ne peut que pleurer. Sauf si on est un « enfant gâté » de l’époque, sauf si on se délecte du cynisme au cinéma, sauf si on considère que les émotions humaines sont une abomination ou une faiblesse. C’est du reste ce que pensait Hitler : que les émotions sont de la sensiblerie. Il est intéressant de voir que ces pisse-froid rejoignent Hitler en esprit, non ? En tout cas, s’il y a une guerre, je n’aimerais pas être dans la même tranchée que ceux qui trouvent qu’il y a « trop » d’émotion dans La Rafle. »

 

Autrement dit, si vous n’avez pas pleuré, bande d'inconscients "pisse-froid" crypto-nazis, voici votre portrait moral brossé en quelques allusions qui font frémir... Face à la démonstration, il faut être démonstratif, pleurez donc !, nous affirme Rose Bosch. Maladresse d’une cinéaste qui défend son film face aux critiques persistantes, et dont les mots ont dépassé les idées ? Possible, probable même - on l'espère pour elle. Il serait de toute façon idiot d'exagérer l'importance de ces déclarations. N'empêche. La question du sentimentalisme, c'est celle du traitement, pas celle de la vérité historique : qui peut douter de la terreur, de la douleur, de l'incompréhension des raflés, des pleurs qu'ils ont versés, de leurs cris, hormis quelques tarés révisionnistes ? Là n'est pas le reproche qui a pu être formulé. D'une certaine manière, il n'y a jamais trop d'émotion, il n'y a que des faillites artistiques à la communiquer, à la faire accepter - et puis faut-il vraiment rappeler qu'on ne mesure pas l'ampleur de l'émotion au litre de larmes, qu'il n'est pas encore obligatoire d'en verser pour la publier, et qu'enfin n'est pas nécessairement insensible celui qui ne pleure pas, n'est pas forcément voleur celui qui en a la tête, etc...

On peut saluer sans réserve le fait qu’un film ait mis en lumière cet événement tragique, honteux, impardonnable, tout en en émettant (des réserves) sur la qualité cinématographique de l’œuvre ; on peut justement ne pas pleurer parce que l’œuvre n’est clairement pas à la hauteur de la tragédie qu’elle restitue, aussi louables ses intentions soient-elles, et aussi sensible qu'on soit à l'événement historique lui-même. Le jugement esthétique n’est jamais aboli par la question morale : la "morale de l'art", c'est le Beau, et le Laid autant que le Beau. Enfin... Je vais pas me mettre à donner dans le définitif, moi aussi, c'est un peu trop vaste pour un simple post tout ça... Brisons là.

 

J’en profite pour rappeler, puisque cela n’a pas vraiment été fait lorsque La Rafle est sorti, que le film de Rose Bosch  n’est pas le premier à se pencher sur le sujet. Monsieur Klein, chef-d'oeuvre d’une beauté et d’une puissance indicibles, dévastatrices, y trouve son achèvement, même s'il ne le prend pas pour centre. Je ne me souviens pas avoir ressenti l'envie ou le besoin de pleurer. Je suis juste resté là, anéanti, et pour longtemps. Ce genre d'émotion n'est certainement pas moindre qu'une explosion lacrymale - et elle s'inscrit dans une mémoire qui est aussi celle de l'événement. Certes, Monsieur Klein, fiction kafkaïenne, n'est pas une reconstitution historique précise, ancre son fantastique dans la réalité de l'Occupation, et l'émotion que provoque cette fin résulte de l'ensemble, d'une trajectoire. Mais Losey, lui, offrait et demandait bien autre chose que des larmes ; l'évocation de la Rafle du Vel d'Hiv exige de toute façon autre chose que de la simple compassion.

 

 
 
Par Kilgore - Publié dans : Humeurs - Communauté : Cinéma
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Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /Sep /2010 11:30

>> Au milieu des hommages forcément convenus, cette bande-annonce d'une oeuvre made in Arte, vue sur Rue 89. Un peu plus Flaubert ou Maupassant que Balzac, en vérité, s'il faut désigner une parenté au XIXème, quoi qu'ait pu déclarer l'intéressé... et quoi que puisse en dire l'exégète Sarkozy (ou sa plume).

 

 
>> Que la bête meure (1969). Il suffit de dérouler la filmographie de maître Chabrol pour réaliser qu'on peine à choisir le meilleur. Regrets éternels.
 
 
 
Par Kilgore - Publié dans : Florilège - Communauté : Cinéma
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Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 22:00

>> Présenté il y a quelques jours à Venise, voici le dernier Jerzy Skolimowski (le fameux revenant polonais sorti de sa tanière il y a deux ans, pour 4 nuits avec Anna ; quelle hâte, soudain...), Essential Killing, soit la traque d'un taliban capturé/exfiltré par la CIA vers une de ses bases secrètes/évadé suite à un accident, au milieu d'hostiles et blanches forêts d'Europe Centrale.

Pas une seule ligne de dialogue dans ce film non pas muet mais mutique, porté par un autre "excentrique" revenu il y a peu de - presque - nulle part (sans atteindre les 17 ans d'éclipse, quand même), Vincent Gallo, lequel présentait également son troisième long (enfin, 1h15 seulement) à la Mostra, "l'expérimental" Promises Written In Water, et a consciencieusement annulé la conférence de presse du film, fidèle à sa réputation de paria.

Bref, à noter dans un coin de sa tête, probablement.

 

 
>> Dans le genre survie de prisonniers en milieu extrême, mais sur un autre registre, était aussi présenté The Ditch (Le Fossé), première fiction-mais-attention-tirée-de faits-réels du documentariste chinois Wang Bing, qui reconstitue le calvaire subi par les internés "droitistes" d'un camp de rééducation (ou plutôt  de son "annexe", où furent transférés les survivants du camp de Jiabiangou, en 1960) perdu dans le désert de Gobi. Trois mois d'épreuve, 1500 candidats au départ, 300 sur la ligne d'arrivée... Apparemment, L'Archipel du goulag, à côté, c'est les notes de prod' de L'Île de la tentation. Le tout ayant été, bien entendu, tourné clandestinement (cela va devenir un genre à part entière, au pays de Mao). Très favorablement accueilli sur le Lido, le film mérite visiblement qu'on l'attende.
L'occasion de rappeler qu'on crève d'impatience de voir le prochain Peter Weir, The Way Back, qui sortira en décembre prochain : soit l'histoire (là aussi "vraie") de soldats détenus dans un goulag sibérien (d'un paradis socialiste l'autre...) qui s'évadent et se fadent 10 000 kms de territoires hostiles pour rallier l'Inde, avec Colin Farrell, Ed Harris et Mark Strong en tête d'affiche.
   
Mise à jour (13/09/2010) : Essential Killing a donc été gratifié par le tarantinesque jury de la Mostra du prix spécial,  tandis que le spectre vénitien de Vincent Gallo (cela dit, les fantômes, eux, apparaissent) ne daignait pas venir chercher la Coupe Volpi du meilleur acteur. 
Par Kilgore - Publié dans : Florilège - Communauté : Webzine cinéma
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