Avatar, le verdict (en plus court)

Publié le par Kilgore

Attention, j'y tiens beaucoup au post précédent, écrit dans un état de grande frénésie, d'où l'épaisseur de la "sangle abdominale" d'analyse dans l'article. Mais je souhaite aussi en proposer aux avataromanes obsessionnels et pressés qui tomberaient dessus un aperçu lapidaire (un genre d'accroche, quoi), et incidemment j'en ai l'occase : 
je me suis aperçu qu'un commentaire que j'ai laissé quelque part en résume pas si mal, bien que très incomplètement/superficiellement, le noyau dur (bon l'auto-citation c'est toujours assez suspect, je sais, mais veuillez croire en l'honorabilité de mes intentions, You see me, seule mon intégrité me pousse à faire ce geste, un peu à la manière de Nelson Mandela en fait... Bon ok pensez-en ce que vous voulez, en tout cas l'an prochain j'arrête la clope et de parler d' Avatar, ça rallongera mon espérance de vie). Pour les justifications, cf donc la version longue.


Un grand film, puissamment transgressif pour un blockbuster, contrairement à ce que racontent certains. Sûr, c'est plus facile de parler vite fait d'ode à la différence, d'hymne à la tolérance (ok,c'est aussi dans le film), et tout aussi superficiel de dire que l'histoire est caricaturale.

Non, l'histoire n'est pas déjà vue, le scénario suit des étapes assez convenues d'accord, mais le fond de ce qui est raconté est 1) tout sauf attendu 2) profondément pessimiste (on a quand même un héros qui renonce à être humain, on est loin du final classique où le héros congratulé par les indigènes s'en retourne sous les vivats dans sa patrie... Et puis niveau transgression si aimer une amazone bleue de trois mètres de haut pourvue d'une queue et d'une dentition à faire pâlir un pitbull ça vous paraît pas transgressif, vous êtes à la limite de la zoophilie...).

Bref, il faut voir plus loin que le bout de son nez, et mettre ce film en regard de ceux qui peuvent lui être comparé. Du point de vue spectacle visuel, c'est absolument exceptionnel, éblouissant (testez l'Imax 3D), incomparable à ce qui a précédé, quelle qu'en soit la qualité ; du point de vue "idéologique" c'est sombre et lumineux à la fois, travaillé par des forces antagonistes qui en font toute la richesse ; du point de vue narratif, cela ressemble à d'autres blockbusters, certes.



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